Mes ancêtres dans la Première Guerre mondiale

16 juin 2011

Productions finales (1)

La deuxième étape s'achève : la majorité des élèves est arrivée au bout de la biographie sur laquelle ils ont travaillé au cours des séances de ce 3e trimestre. Malgré l'absence de compte rendu pour les séances intervenues depuis deux mois, ils n'ont pas chômé.

Ils ont été confrontés à de multiples difficultés : le trop peu ou le trop plein d'informations, utiliser des informations dans une logique historique, chronologique et narrative. Certains ont pris un plaisir non dissmulé à partir à la recherche de la vie d'un ancêtre inconnu jusqu'alors ; d'autres ont eu plus de mal à trouver de l'intérêt à ce qui était au final un simple exercice scolaire.

Voici une première série de textes rédigés par les élèves. Avec un petit bonus en prime dû aux pinceaux de Stéphan Agosto. Les portraits manquants seront ajoutés dès que la couleur sera sèche ! Un grand merci à Stéphan pour ce cadeau.

Bonne lecture

B. C.


06A Amandine

Je n'ai pas connu mon grand-père. Et je n'avais même pas connaissance de mon arrière grand-père. Pourtant je suis parti à la recherche de son passé pour retracer son parcours avant, pendant et après la guerre. Je n'avais pas pensé pouvoir un jour connaître son histoire.

Mon arrière grand-père, Ernest est apparu dans ce monde le 20 novembre 1876 en Vendée. J'ai peut-être marché sur ses pas pendant mes vacances sans m'en rendre compte.

C'était un grand homme d'un mètre soixante dix et il avait des yeux gris bleu qui je le pense devaient être magnifiques. Il ne sait ni lire ni écrire comme un certain nombre de gens à cette époque.

La journée du 16 novembre 1897 a bouleversé sa vie, c'est ce jour là qu'il a été appelé pour faire son service militaire au 65ème régiment d'infanterie. C'est un soldat de deuxième classe. Il a été mis en congé plusieurs fois pour des problèmes de santé, la tuberculose ganglionnaire, dont le 2 août 1899 et le 13 juin 1900. Malgré tout il est rappelé pour faire des exercices en 1903 et en 1910 car il a été réintégré par une décision du 27 juin 1901. Il a obtenu son certificat de bonne conduite après son service militaire.

Puis il est affecté au 83ème régiment d'infanterie territorial dans lequel il est appelé à combattre par le décret de mobilisation du 1er août 1914. Il y arrive le 4 août 1914. Il a passé toutes ces années de guerre au 83ème régiment d'infanterie territoriale. Il participe probablement aux combats de Tournai, à la bataille de la Marne, à la guerre de tranchées dans les secteurs de Arras, de Baccarat, et de Nancy. Finalement, il passe au 268ème régiment territorial le 1er décembre 1918 puis il est mis en congé illimité. Pour sa participation à la guerre il obtient une médaille commémorative de la grande guerre.

Avant la guerre il était cultivateur à la Cigogne dans la commune de la Jonchère. Il a eu cinq enfants mais je ne sais rien d'eux. Il s'était marié le 29 septembre 1920 à Angelina Maindron.


Je ne sais pas quand il est décédé ni comment. Cet homme a donné naissance au côté de mon père.


04HOS Solène

Le déchirement d'une famille

Louis Ernest Ritoit rejoint le 117ème régiment d'infanterie le 8 août 1914, il a trente-trois ans quand il doit laisser sa femme et ses enfants pour aller combattre les Allemands. Destin tragique : ce gaillard d'un mètre soixante six mourra de la grippe espagnole, vingt-huit jours avant la fin de la guerre, à l'hôpital de Troyes.

Louis était  cultivateur à Précigné, petit village de la Sarthe. Il etait le fils de Louis Félix Jules Ritoit et de Moriceau Louis Françoise. Louis savait écrire, compter et lire. Il est appelé à l'activité au 102ème régiment d'infanterie le 14 novembre 1902 sous le numéro matricule 4128. Il est envoyé dans la disponibilité le 1er septembre 1903 avec son certificat de bonne conduite.

En 1906 il épouse Juliette Boteau. Il est journalier à Sablé et habite au 75 rue Saint-Nicolas quand la guerre éclate. Leur premier enfant Louis, est né le 18 octobre 1908 à Précigné, il a six ans quand son pére est parti à la guerre. Firmin est né le 19 avril 1911 toujours à Precigné. Il n'a que trois ans, quand il voit partir son père à la guerre. L'avant dernière, Madeleine est née le premier juin 1912 à Sablé. Leur dernier enfant vivant né vant son départ est André, né le 19 juillet 1913 à Sablé.

En 1917 Julliette Botteau est enceinte et le 16 mai 1918 elle met au monde Raymonde. Mais Louis ne connaîtra pas le dernier de ses enfants. Cette naissance ne lui permet pas de rentrer à Sablé : il aurait fallu 6 enfants, et le couple a perdu deux de ses sept enfants en bas âge.

Après la mort de son mari, sa veuve se remarie, avec monsieur Morin. La nouvelle famille s'installe à la Fléche au 52 rue grollière.

Que pouvaient penser Louis, Firmin, Madeleine, André et Raymonde de l'absence de leur vrai père ?


01PE Pressilia

Joseph Prosper Moissard est tué au combat le 21 mai 1917 près de Beaumont dans la Marne. Sur sa fiche matricule on peut lire la citation suivante : «cité à l'ordre du 28ème territorial d'infanterie, Soldat consciencieux et dévoué, tué à son poste en première ligne le 21 mai 1917.» A sa mort Joseph laisse sa femme et ses deux enfants Joseph Julien et Andrée Julienne. Joseph n'avait que onze ans quand son père est parti à la guerre et Andrée n'en avait que cinq : imaginaient-ils que leur père ne reviendrait pas ?

Joseph Prosper est né à Durtal (dans le Maine-et-Loire) le 20 janvier 1875, à onze heures. Ses parents s'appellent Julien Moissard et Prospérine Ségoigne. Prospérine avait vingt-un ans et Julien, lui, en avait trente-un quand ils ont eu Joseph. Ils se sont mariés au Bailleul. Son père était cultiveur comme lui.

Joseph commence son service militaire le 16 novembre 1896 et il le finit le 20 septembre 1899. Il fait son service militaire avant de se marier. Il se marie le 6 avril 1902 en Sarthe. Dans la même année, après son mariage, Joseph repart pour accomplir la 1ère période d'exercices du 25 août au 21 septembre 1902. Il repart pour la 2ème période d'exercices le 21 août 1905 qui dure 17 jours. La 3ème période d'exercices qu'il fait se déroule du 28 septembre au 6 octobre 1910.

Joseph est condamné le 6 mai 1914 par le tribunal correctionnel de La Flèche. Il doit payer vingt-cinq francs d'amende pour coups et blessures. Mais que lui est-il passé par la tête ?

Trois mois après sa condamnation Joseph est mobilisé, le 1er août 1914, et il arrive au 28ème territorial d'infanterie le 4 août. Pouvait-il imaginer qu'il ne reviendrait pas ? Il était dans un régiment qui n'aurait pas dû se trouver en première ligne car composé d'hommes agés. Pourtant le 21 mai 1917 à Beaumont il est en première ligne comme il avait dû l'être en août 1914 pendant les combats autour d'Arras. Dans la nuit du 21 mai pendant qu'il était en train de surveiller, une torpille explose à 3h30 dans le secteur des Marquises, et le tue.

Aujourd'hui, il est enterré dans la nécropole nationale de Sillery dans la Marne, tombe 2282, loin de sa famille.


A suivre...

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14 avril 2011

IDD 2010-2011 - Séance 22

Après la séance de rencontre avec monsieur Hubert la semaine dernière, la classe est revenue vers son objectif n°2 : la rédaction d'une biographie complète sur une personne. La classe a rapidement été divisée en deux groupes, ceux qui travaillent sur un ancêtre de leur famille et ceux qui travaillent sur un mort pour la France du canton.

Le groupe 1 est allé en salle informatique afin de commencer directement la rédaction de la biographie. Avant de commencer effectivement, le but était de trouver une accroche pour inciter le lecteur à lire la biographie. Pas facile à comprendre pour un élève malgré le travail effectué il y a deux semaines. La lecture des biographies des élèves passés par le Club les années précédentes a permis de rendre l'idée bien plus compréhensible : les cinq premières commencent de manière stéréotypée, prénom, nom, date et lieu de naissance point. Par contre, la sixième a un début différent, elle attire l'attention. Non que le contenu soit meilleur dans un cas que dans l'autre. Mais 24 biographies qui commenceraient de la même manière auraient un effet désastreux pour le lecteur : l'impression de toujours lire la même chose.

Les élèves ont compris le principe : ils ont tous trouvé des idées originales et certains ont su apporter une touche personnelle très réussie. Pieds gelés, photo de classe, souvenirs de famille, événement, conditions du décès ont été des pistes choisies. L'avantage de la salle informatique est qu'elle a permis aussi de montrer quelques possibilités offertes par internet dans la localisation précise des lieux, la recherche des actes d'état civil.

Le groupe 2 resté dans la salle a aussi trouvé des pistes intéressantes, en particuliers sur un titre à la biographie pour certains. Cependant, comme nous l'avions déjà constaté une fois, le passage à l'écrit "papier" est nettement moins efficace que le passage à l'écrit sur ordinateur. D'autant plus que la maigreur des informations des fiches matricules rend le travail sur l'accroche plus difficile. Les élèves sont donc en attente d'autres sources... qui leurs seront fournies dès la semaine prochaine.

 

Jérémiah est passé d'élève en élève afin de relever les lieux de naissance et de décès. Son objectif est de créer une carte avec ces données permettant d'accéder aux biographies pour le site du collège.

La semaine prochaine, malgré la réduction de l'effectif en raison du voyage en Angleterre, les élèves présents continueront leur travail, tous en salle informatique cette fois-ci.

B. C.

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07 avril 2011

IDD 2010-2011 - Séance 21

Nous avons animé pendant quatre ans le club "Mes ancêtres dans la Première Guerre mondiale". Nous avons toujours échoué à créer un mouvement de questionnement des élèves vers les membres de leur famille afin de recueillir les éventuels souvenirs sur un ou plusieurs personnes ayant participé à ce conflit. Au mieux, la confirmation de la participation à la guerre, à la bataille de Verdun, d'une blessure, mais une phrase, et le plus souvent rien.

Loin de nous décourager, nous nous sommes interrogés sur la manière de présenter ce questionnement quand nous avons constaté, une fois de plus cette année, que notre incitation au dialogue entre générations restait lettre morte.

Le problème ne vient-il pas , outre la situation fréquente et réelle de l'oubli dans les familles, que les jeunes ne voient pas ce que cela pourrait apporter ? Partant de ce constat, nous nous sommes demandés comment rendre ce souvenir plus palpable, créer la curiosité qui pousserait les jeunes de 14 ans à interroger leur famille. Pour créer cette curiosité, faisons venir une personne qui va parler de son grand père et leur montrer la richesse de ces souvenirs.

La lecture de biographie la semaine dernière, malgré lamise en évidence de l'importance des ressources familiales, de la force des souvenirs, si elle a suscité de la curiosité, des idées de mise en forme, n'a pas donné de résultats sur le point qui nous intéresse. Même chose suite au long travail sur Marcel Dixneuf qui reposait énormément sur les ressources d'une famille en documents et sur quelques souvenirs.

C'est de manière fortuite que monsieur Hubert est entré dans le projet. Voisin d'une collègue, il a tout de suite accepté de venir parler de son grand père dont le souvenir est très vivant dans sa mémoire. De passage au collège lors des portes ouvertes, nous avons pu fixer une date pour son intervention en fonction du calendrier du projet. Muni de ses souvenirs et de ses documents, monsieur Hubert est venu à la rencontre de la classe ce jeudi.


Préparation de la séance :

La venue de monsieur Hubert et la raison de son intervention n'ont été présentés que jeudi dernier en fin de séance : créer de la curiosité, une interrogation. Ce matin, nous avons consacré quelques minutes de la fin du cours de Français pour rappeler les consignes quant à l'attitude attendue, le déroulement de la séance et le petit questionnaire qui allait être distribué.

A 10h15, monsieur Hubert est accueilli au collège, à 10h20 la classe est prête, à 10h25, la séance commence.

Sept élèves se sont portés volontaires pou aider Brayan à prendre des notes sur cette intervention. En effet, Brayan n'ayant pas trouvé d'ancêtre ayant participé au conflit, il est chargé de la rédaction de la biographie de Louis Marchand, grand père de monsieur Hubert.

Quatre générations :

Monsieur Hubert a commencé le récit de la vie de son grand père par la jeunesse. rapidement, les élèves ont pu constater la sécheresse et la maigreur des données de la fiche matricule sur ce thème quand on les compare aux souvenirs de famille.

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Avant d'entamer le récit de son parcours à la guerre, une période de questions/réponses a permis aux élèves de parler avec monsieur Hubert sur des points qui n'avaient pas été abordés dans le récit.

Sur le récit de son parcours militaire, finalement peu d'éléments autres que ceux de la fiche matricule. Mais la rareté des discussions sur le sujet en famille est fréquente, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas des informations et des souvenirs indirects comme nous avons pu le constater dans la troisième partie consacrée à sa vie après-guerre. Le souvenir direct de monsieur Hubert, la mémoire des discussions, la prise de sens de faits qui en avaient bien peu à l'époque... Jusqu'au moment qui nous a, tous, beaucoup marqué, l'évocation très émouvante de la mort de cet homme, puis de son épouse, décès lié en partie au traumatisme de la guerre.

Après la seconde série de questions des élèves, la séance s'est poursuivie par la présentation d'une carte sur Louis Marchand et sa compagnie dans les combats du 67e RI à Verdun le 21 juin 1916. Ou comment, d'une simple citation notée dans la fiche matricule, on peut arriver à faire le récit d'une journée. Et finalement la mettre en relation avec des souvenirs.

Cerise sur le gâteau, monsieur Hubert, a apporté quelques objets qui ont eu un succès certain : quelques photographies et surtout les médailles de Louis, dont la fameuse croix de guerre dont l'une des étoiles a été obtenue pour les combats du 21 juin 1916 à Verdun évoqués auparavant.

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La légion d'honneur a particulièrement attiré la curiosité des élèves.

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Bilan :

Les dernières minutes ont été consacrées à une mise en forme de leurs impressions sur cette séance. Jamais une séance n'a fait à tel point l'unanimité : tous les élèves ont écrit leur satisfaction, chacun pour des raisons différentes mais que l'on peur regrouper en deux thèmes :

- Créer une envie : Bryan a écrit "Cela peut donner l'espoir de savoir un peu plus sur la vie de notre ancêtre". Pour Kévin "Cela nous a bien aidé pour savoir comment nous allons améliorer notre biographie et de plus que parler avec une personne qui a connu une personne de la guerre 14-18 est intéressant".

- Approfondir la vision de la vie de l'époque pour aller au-delà de la chronologie et de ce qui est sur la fiche matricule. Sébastien : "Ça donne du vivant". Amandine précise : "C'était très intéressant de l'écouter parler de son grand père car on a appris des choses, c'était émouvant à certains moments". Quentin ajoute : "C'est mieux que quelqu'un raconte que c'est sur document (...) Il y a de l'émotion car il raconte la vie de son grand père".

En espérant que cela aura de réels effets sur le questionnement des élèves dans leur famille !


B. C.

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31 mars 2011

IDD 2010-2011 - Séance 20

Après la séance où chacun a présenté l'homme sur lequel il va travailler, le groupe a consacré cette séance à lire, commenter, analyser trois biographies. En effet, l'expérience du club les années précédentes nous a montré la difficulté de sortir d'un récit biographique chronologique, un peu sec. C'est d'autant plus dommageable que si les biographies se ressemblent, on lit la première, puis on abandonne les autres. Alors que chaque parcours est individuel. La forme fait que l'on passe à côté de récits riches en faits historiques, en émotion même.

La méthode a été la suivante : une lecture par un professeur puis une discussion d'au moins 20 minutes autour de ce qui les a marqué, de la construction de la biographie, des choix réalisés pour accrocher le lecteur.

Première biographie :

Source : Ouest France hors série « L'Ouest dans la Grande Guerre », novembre 2009. Pages 102-103.

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L'étude du texte a commencé par des réactions des élèves à la dernière phrase. Qui en est l'auteur ? Qu'apporte-t-elle au récit ? Quentin a su montrer qu'il s'agit d'une chute. Certes, un phrase simple mais qui est un véritable coup de poing. Elle arrive après la longue lettre du sous-lieutenant, pleine d'espoir. Une lettre qui est finalement plus longue que la biographie en elle-même ! La chute est d'autant plus inattendue que rien dans le début du texte ne laisse présager une telle fin.

Le début du texte a laissé perplexe : très descriptif, des phrases courtes mal reliées les unes aux autres, une sorte de catalogue. Mais tout change avec le début du second paragraphe : "Victor, grand gaillard aux yeux bleus d'1,74m...". L'auteur apporte des éléments de manière plus subjective à l'aide de ce qu'il a : des données physiques, mises en relation avec la photographie. Ce n'est pas du roman, juste une manière différente de dire les choses. Différente et qui parle plus au lecteur.

Au final, trois pistes ont été notées afin de personnaliser la biographie :

- Introduire des citations documents (surtout s'il s'agit de lettres ou de témoignages) ;
- Un peu de subjectif ;
- Travailler la "chute".

Deuxième biographie :

Source : Ouest France hors série « L'Ouest dans la Grande Guerre », novembre 2009. Pages 80-81.

Texte_2

Les élèves ont tout de suite vu la spécificité de ce texte : il est construit autour d'un événement qui a totalement bouleversé la vie d'une famille. Le fait en lui-même tient en une phrase, mais ses conséquences occupent tout le reste du texte comme elles ont suivi cet homme tout le reste de sa vie. Vie courte comme l'indique la dernière phrase. Un texte autour de la douleur, de la souffrance. Si fort que finalement l'image a fait l'objet de peu de commentaires.

Les conséquences humaines du conflit apparaissent nettement, à la fois pour le combattant, mais aussi pour son épouse, ses enfants. Il s'agit d'ailleurs de la présentation d'un homme faite par son fils, ce qui explique aussi l'angle choisi.

Trois autres pistes ont été notées suite à la discussion sur ce texte :

- Faire ressortir de l'émotion, mais pas artificielle ;
- Imaginer un titre ;
- Ne pas hésiter à entrer tout de suite dans le vif du sujet, quitte à revenir après sur certains aspects antérieurs de la vie de l'homme.

Troisième texte :

Texte_3Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Voici une biographie particulière. Le ton y est très personnel, il pousse à la réflexion, à se poser des questions. Pas de long portrait, l'image le rend inutile ; peu d'éléments sur sa jeunesse, mais le fond du texte est de mettre en avant un homme et un événement. En apportant de multiples éléments qui permettent de découvrir sa vie au moment de son départ, en essayant d'imaginer ce qu'il pensait, nous ne sommes pas seulement le lecteur, on devient le narrateur de cette histoire. En insistant sur la situation familiale, on insiste sur le tragique. On s'approprie la réflexion de l'auteur. Ce qui crée une fois encore l'émotion quand on voit la fin, tragique, de cette vie. Ce texte est celui qui a le plus touché la classe. Il multiplie, de manière fluide, les éléments qui permettent de rentrer dans le texte, d'avoir envie d'avancer : questionnement, citations de courriers qui permettent de rendre le récit plus vivant, explication de ce qu'il faisait ce jour là, sons, images...

La fin du texte a fait l'objet de plusieurs questions : pourquoi citer les onze autres hommes ? Une manière de montrer un sort partager par douze hommes, de mettre en avant leur âge dans ce destin commun. Pourquoi donner une médaille à un mort ? L'expression "à titre posthume" a été donnée. Il s'agit de dire à la famille qu'il a eu un comportement digne d'éloges, de rendre cette mort plus supportable, puisqu'il s'agit d'un sacrifice pour le bien de tous, une mort honorable.

Le passage subjectif "Les mots sont vides de sens face à une telle tragédie" a été identifié. L'auteur exprime son propre sentiment, une fois encore pour pousser le lecteur à la réflexion.

"Ironie du sort, son fils Lucien a été fait prisonnier par les Allemands, en juin 1940, près de l'endroit où il tomba". Cette anecdote (mot trouvé par Kévin) est une ellipse narrative, une mise en perspective qui mise en parallèle avec la phrase précédente de la médaille pose la question de l'utilité de cette mort.

Une seule pistes notée car ce texte reprend celles énoncées précedemment : un peu de subjectif, des citations, des anecdotes, des images : ne pas hésiter à centrer le récit sur un seul événement si la vie de l'homme le permet.

 

Les élèves devront, avant de commencer à rédiger, indiquer comment ils souhaitent organiser leur biographie, afin que chacune ait quelque chose de particulier.

La fin de la séance a été consacrée à la préparation de la semaine prochaine : une personne vient nous présenter son grand-père et discuter avec les élèves sur le souvenir.

 

B. C.

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26 mars 2011

IDD 2010-2011 - Portes ouvertes du collège

Cette intense semaine pour l'IDD s'achève : après la visite aux archives départementales de la Sarthe mardi, la première séance de travail sur les ancêtres des élèves jeudi, aujourd'hui, à l'occasion des portes ouvertes du collège a été présenté le résultat du travail des élèves sur Marcel Dixneuf.

Le résultat pourra paraître modeste au regard de la quantité de documents disponibles. Il faut toutefois rappeler que nos élèves il y a encore quelques mois ne connaissaient pratiquement rien de la Première Guerre mondiale et que chaque élément rencontré était source de nombreuses interrogations. Qui plus est, écrire n'est pas un acte simple pour nos élèves de 14 ans, surtout quand on demande de raconter une vie, d'y mettre plus qu'une simple chronologie. Il y a donc certains éléments du parcours de Marcel qui n'apparaissent pas, tout comme des détails de son quotidien de soldat qui auraient mérité plus d'attention. Ainsi, la date de réception de son pantalon de rechange pour remplacer celui qu'il portait depuis d'août 1914, son passage à la formation d'une compagnie de soldats américains en 1917 sont ils absents de sa biographie. Il n'a pas été possible de tout utiliser, hélas. Nos élèves n'ont malgré tout pas à rougir du résultat que Solène, Marine, Pressilia et Angélique ont passé la matinée à présenter aux familles venues visiter le collège.

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Chaque panneau représente le travail d'un groupe, sur une partie du parcours de Marcel, à l'exception du groupe "1917" qui en a fait deux. Le contenu des panneaux a été regroupé dans un petit livret comprenant en plus la carte du parcours de Marcel, réalisée par Jérémiah et Quentin, ainsi que les remerciements à toutes les personnes qui ont aidé à la réalisation de cette première partie du projet. Les exemplaires réalisés ont vite été épuisés, ce qui a obligé la petite équipe présente à en faire de nouveaux : photocopier, percer les feuilles, c'est maîtrisé, mais pour ce qui est de mettre la baguette, les agraphes auraient été plus rapides...

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Les panneaux ont été affichés au fond de la salle de cours et y resteront jusqu'à la fin de l'année. Les voici en images.

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Maintenant, place à la biographie de Marcel Dixneuf. Bonne lecture.

B. C.


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De l'enfance au service militaire :

Marcel Dixneuf naît le 12 août 1893 à Boussay (Loire-Atlantique). Il est le dernier d'une famille de quatre enfants dont deux, Émile et Émilie, sont nés d'un premier mariage. Son père est marchand de grains à Boussay et a été maire de ce village de 1901 à 1904. Sa mère est ménagère. La famille habite à "La Gare", à Boussay.

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Marcel est le cadet d'une famille de quatre enfants. Emile est l'aîné, marié à Alphonsine et ila eu deux enfants : Emile et Anne-Marie. La sœur, Emilie, est mariée avec Pierre Foulonneau et a eu trois enfants dont Edouard qui est né le 13 octobre 1914 (Marcel en est le parrain). Les deux autres sont décédés après la guerre. Le père de Marcel, décédé le 16 avril 1914, a reçu un hommage du conseil municipal, ce qui prouve qu'il était apprécié par beaucoup.

Marcel est très croyant et fait partie d'un groupe de Jeunesse Catholique dont il ne ratait aucune de ses réunions.

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Il a dû avoir son certificat d'étude et il a travaillé comme comptable dans la droguerie de son beau-frère, Pierre Foulonneau, le mari d'Emilie. Vers 1913 il n'habite plus à Boussay mais à Pont-Rousseau où se trouve la droguerie.

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En 1913, il doit faire son service militaire, c'est un jeune homme de vingt ans qui mesure un mètre soixante-sept, qui a les cheveux châtains, les yeux marron et le visage rond.


La guerre approche :

Le conseil de révision (février-mars 1913) décide d'ajourner Marcel en raison de sa faiblesse physique. Lors d'une commission il est finalement classé « Bon pour le service ». Le 28 novembre 1913, il est incorporé au 66e régiment d'infanterie à Tours.

Marcel écrit à sa famille le 18 mai 1914, pour lui raconter qu'il se rend dans un camp d'entraînement. Il sera de retour le dimanche 31 mai, jour de la Pentecôte.

Quelques jours avant les manœuvres, il a un quartier libre, au cours duquel il se rend à Poitiers avec deux de ses camarades. Ils visitent Poitiers et ses alentours. Ils croisent la course cycliste Bordeaux-Paris. Cette année-là le cycliste belge, Paul Deman, remporte la victoire. Marcel l'a peut-être vu et peut-être même l'a-t-il encouragé ?

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Ils vont à un champ de manœuvres pour voir des aéroplanes (avions) et ils voient aussi des biplans (avions à deux paires d'ailes). Le 7 juin 1914, Marcel prend la garde pour la première fois, il le dit dans sa lettre du même jour : « J'ai pris la garde pour la première fois de vendredi à samedi. ». Marcel a failli partir à la section de secrétaires d'état-major mais il n'a pas eu de chance, le fourrier a oublié de l'inscrire ! Cela aurait peut-être pu lui éviter d'aller au combat, au moins au début.

Le 1er août 1914, Marcel est à Tours pour les préparatifs de la mobilisation. Au 3e jours de la mobilisation, il quitte la caserne pour laisser la place aux réservistes mobilisés et loge « dans une caserne de passage ou des écoles en ville ». La tension monte, Marcel écrit : « On ne laisse plus passer à la grille les parents des soldats qui viennent pour les voir ». Le régiment se prépare à partir à la guerre.

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L'année 1914 :

Le 2 août 1914 est un jour important pour Marcel Dixneuf : c'est la mobilisation. Le lendemain la guerre est déclarée par les Allemands, pour Marcel c'est le début des opérations militaires. Il participe aux préparatifs mais il pense aussi à sa famille, « ma chère petite Emilie quand tu liras ma lettre Léon sera certainement parti, peut-être même que Pierre [Foulonneau, mari d'Emilie] aussi (...) ». Marcel part de Tours et il arrive le lendemain en Meurthe-et-Moselle.

Le 66ème est affecté à la défense de Nancy. Ce n'est que le 15 août que Marcel tire son premier coup de feu sur un aéroplane. Surtout, ce jour là il attaque Nomény avec son régiment.
Dix jours plus tard, Marcel combat à Champenoux et participe à l'attaque du Bois-de-Morel. Il a survécu à ce premier mois de guerre si meurtrier. Son sac à dos l'a protégé, il a retrouvé trois balles allemandes fichées dedans.
Un mois après le début de la guerre, Marcel voit les premiers morts allemands. Les Allemands bombardent le Bois d'Herbeuille où se trouvent Marcel et son régiment. Il embarque le 4 septembre pour aller dans l'Aube. Il combat quatre jours plus tard à Fère-Champenoise pendant la bataille de la Marne puis participe à la poursuite des Allemands qui ont été repoussés. Il se bat une dernière fois à Aubérive, toujours dans la Marne, le 26 septembre avant d'embarquer dans la nuit du 21 au 22 octobre pour la Belgique.

Quatre jours plus tard le régiment de Marcel attaque Poëlcapelle en Belgique, deux jours après les Allemands bombardent la tranchée où est Marcel. Dix jours plus tard, Marcel est dans les tranchées de Zonnebeke, pendant une dizaine de jours le régiment subit plusieurs attaques. Les pertes sont terribles, Marcel est indemne. C'est pendant cette période que Marcel est nommé caporal, le 6 novembre, puis sergent le 17. Cela montre qu'il est apprécié par ses supérieurs qui lui donnent des responsabilités.

Pour Marcel les jours suivants sont assez calmes à Zonnebeke et cela jusqu'au 26 décembre où il change de compagnie. Il passe Noël dans les tranchées d'où il prend le temps d'écrire à sa sœur. « ... Je veux t'envoyer aujourd'hui puisque je n'aurai pas le bonheur de te les porter moi-même mes souhaits et mes vœux pour le nouvel an ! Que l'année qui va commencer soit pour notre famille meilleure que l'année 1914, qu'elle nous amène bientôt la paix et nous rende à tous ceux que nous aimons tant. Espérons qu'avec la grâce de Dieu cela viendra bientôt. Prions-le donc toujours pour cela et il ne saura résister à nos prières ! Qu'il donne aussi à tous une excellente santé et par la suite une vie longue et heureuse ! (...) ».

Après le réveillon, Marcel se dirige vers Ypres où il assiste à l'exécution d'un soldat. Il change de compagnie, assiste à l'exécution d'un soldat du régiment. Il écrit le 27  à sa sœur : « Ce matin, nous sommes allés, tous ceux du 2e bataillon, assister à l'exécution d'un soldat de la 3ème compagnie qui avait abandonné les tranchées et était retourné en arrière pendant huit jours ! J'en garde un bien triste souvenir ! Il est arrivé avec un aumônier et les hommes de garde et fuma une cigarette jusqu'au dernier moment. Lui même commanda le feu. En joue ! Feu !! et tomba criblé des balles des douze soldats formant le peloton d'exécution. Un officier tira deux coups de revolver dans la tête de l'exécuté comme cela se fait paraît-il habituellement ! En retournant, nous sommes passés près de lui et nous avons présenté les armes ! Je t'assure que je ne désire pas en voir d'autres car c'est bien triste. Je me souviendrai longtemps de cette journée. ».

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PO_162Extrait de la lettre envoyée le 27 décembre 1914 à sa sœur Emilie.

Le lendemain, le parcours de Marcel est interrompu : il est blessé au bras droit par un éclat d'obus.


L'année 1915 :

Marcel est blessé au coude droit par un éclat d'obus et envoyé à l'hôpital le 28 décembre 1914. Il est ensuite évacué et le 31 décembre il arrive à la gare de Nantes-Orléans. Il entre à l'Hôtel-Dieu à six heures du matin.

Il reste à l'hôpital jusqu'au dix février, il note d'ailleurs dans son carnet qu'il se fait retirer son pansement ce jour-là. Une semaine plus tard il sort de l'Hôtel-Dieu pour entrer dans un petit hôpital, qui n'a que vingt lits, l'hôpital Jean V.

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Un mois plus tard il sort de cet hôpital. Marcel rentre au dépôt le 25 mars mais dès le 23 avril, il repart à l'hôpital Saint-Gatien de Tours : sa blessure n'est pas encore guérie. Les 26 et 27 août, il quitte l'hôpital Saint-Gatien et va au dépôt des convalescents. Il part le 28 en convalescence : il ne précise pas où il va mais il va sûrement voir sa famille. Mais il n'a pas pu voir son frère Léon qui repart ce même jour au dépôt avant d'être renvoyé au front.

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Le 19 septembre, il entre au dépôt et attend d'être renvoyé au front. Le 5 octobre il part de Tours pour aller au front en Artois, toujours au 66e régiment d'infanterie.
Le 30 octobre il note dans son carnet qu'il participe avec son régiment à une revue, à 8h00 du matin, devant le général Durbal.

Le samedi 20 novembre, à seize heure, il est blessé une nouvelle fois, à la tête.

 


L'année 1916 :

Sa blessure n'entraîne pas d'évacuation. Marcel et son régiment restent autour de Nœux-les-Mines. Puis ils changent de secteur. Le 18 décembre, dans l'après midi, Marcel part en reconnaissance dans un nouveau secteur. Ensuite il fait de nombreux déplacements jusqu'au 7 février où il arrive aux tranchées. Le 8 février Marcel tombe malade et il est évacué. Il est évacué une seconde fois cette année-là, le 6 avril. Il arrive à Breteuil, à l'ambulance 24/6. Le 16 mai il quitte l'hôpital et il a une permission pour rentrer à Boussay. Le mois de juin est difficile pour Marcel car dès qu'il est rétabli, il suit un entraînement à Châlons pour devenir grenadier.

 

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Marcel, blessé pendant ses cours par l'explosion d'un mortier Dormoy-Chateau, est évacué à l’hôpital de Châlons. Suite à cette blessure Marcel obtient une autre permission pour retourner à Boussay le 20 juillet. Le 21 juillet, il passe une visite médicale à l'Hôtel-Dieu et il y est gardé. Le 6 septembre il passe une nouvelle visite médicale et comme il va mieux il peut rentrer chez lui. Il profite peu de son séjour familial car trois jours après on le renvoie au front. Cette année 1916 a été mouvementée : Marcel a été malade, a été blessé deux fois et il s'est beaucoup déplacé. Il a échappé à la bataille de Verdun.

 


L'année 1917 :

Marcel revient de permission le 9 décembre 1916. Il arrive au front, en première ligne, le 24 décembre, à Bouchavesnes dans la Somme. Le 16 janvier 1917, son régiment est relevé par les Anglais. Le 66ème régiment d'infanterie est transféré dans l'Aisne. Marcel assiste à une messe, avec les Russes, dans le camp où ils s'entraînent avant la grande offensive d'avril 1917. Sur les photographies ci-dessous est mentionnée la présence de Léon. Après la messe il écrit une carte postale à sa famille dans laquelle il note : « Deux mots seulement pour te rassurer sur notre sort nous sommes au même pays, notre départ ayant été retardé. Nous ne savons pas quand nous partirons maintenant, mais le bruit court que nous rentrerons en ligne le 20 au plus tôt et seulement si nous faisons la trouée, ce qui est peu probable. Donc ne te tourmente pas pour nous ». Il écrit « nous » car depuis le 16 décembre 1916 son frère Léon est dans le même régiment que lui. De février à mai, Marcel est à l'arrière sur le Chemin des Dames, puis il part au front pour l'offensive d'avril 1917. Entre le 5 et le 20 mars, Marcel participe à une messe dans le camp de Mailly où se trouvent également des soldats russes.

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Le 8 mai, après de longues semaines d'entraînements et d'attente, à 17h00, le régiment de Marcel attaque les tranchées allemandes et les Allemands contre-attaquent. Pendant les combats, Marcel est blessé à l'épaule droite par une balle. Il commande alors un groupe de nettoyeurs de tranchées chargé de faire des prisonniers. Il réussit à faire quinze prisonniers et il reçoit pour cela une citation à l'ordre de l'armée : « Le 8 mai 1917 commandant un groupe de nettoyeurs de tranchées a rempli brillamment sa mission faisant quinze prisonniers. Excellent sergent qui s'est toujours signalé par son courage ».

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Du 15 au 27 mai, il est en permission, il retourne dans sa ville natale, à Boussay. Le 10 juillet, il est au front au plateau des Casemates sur le Chemin des Dames.

Du 18 juillet au 21 juillet, il est en permission. Marcel part en voyage à Vallet (où habite au moins une tante). Le 12 septembre, Marcel est passé en revue par le général Pétain et le général Castelnau. Le général remet une fourragère à la 18e Division d'infanterie dont faisait partie le 66e régiment d'infanterie. Le 30 septembre, Marcel se rend à la fête du bataillon, il est dans le quartier Balfournier. Il est ensuite en permission du 7 au 20 novembre dans sa famille à Boussay. Il retourne en première ligne le 22 novembre puis est relevé le 26 novembre.


L'année 1918 :

Du 1er janvier au 17 avril 1918 Marcel est à l'école de commandement de section pour devenir officier : il est très bien vu par ses officiers et en tant que sergent il a été estimé qu'il ferait un bon officier.

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Le 20 janvier il quitte Ecrouve pour continuer l'école de commandement de section à Toul. A partir du 17 avril il est sous-lieutenant, ensuite il part en permission, il rentre chez-lui à Boussay.

Le 15 mai sa permission est terminée et il retourne au front au 66ème régiment d'infanterie, le régiment dans lequel il est depuis le début de la guerre.
Le 5 juin 1918, alors que le 66ème est au repos, Marcel écrit dans une lettre que le régiment a été attaqué par des avions. Ils ont perdu un sergent de la compagnie. Marcel est fier d'expliquer qu'il a été invité à dîner avec les nouveaux officiers chez le colonel qui commande le régiment. Marcel ainsi que ses camarades auraient préféré dîner ailleurs, ce dîner ayant été « un peu cérémonieux ».

« Le 9 juin, à une heure du matin les Allemands bombardent autour du village avec des gros obus à gaz » nous apprend l'historique du régiment. C'est le début d'une nouvelle offensive allemande. Le 66ème est en première ligne à Gournay-sur-Aronde.

Le 13 juin, Léon envoie une lettre à sa femme en annonçant la mort de Marcel. Il écrit : « Marcel avec sa section avait été envoyé en renfort du premier bataillon, le sien étant en réserve, nous avions déjà reculé les boches avançaient, il croyait en se portant en avant trouver la première compagnie, mais dans un champ de blé, il se heurte à des boches, aussitôt, il se replie légèrement. Marcel se met avec sa section face aux boches aussitôt il reçut une balle en plein front (il était à genoux, je crois), il poussa un léger cri, tombe sur le côté, il n'était plus! Il n'avait pas souffert. »
Le corps de Marcel peut être récupéré et il est finalement enterré au cimetière de Hemevillers à quelques kilomètres des lignes.

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Quelques jours plus tard, Léon va sur sa tombe. Aussitôt il se jette à genoux, il embrasse cette terre fraîchement remuée et qui recouvre celui qu'il aimait tant. Après avoir fleuri la tombe il prend un peu de terre ainsi que quelques petits morceaux de bois de la croix. Dérisoires souvenirs d'un frère tant aimé.


Le souvenir de Marcel Dixneuf :

Le dimanche 1er mai 1922, à Boussay, la paroisse organise une cérémonie en l'honneur de Marcel. Le bulletin paroissial est consacré à cette cérémonie.
Une messe est dite, puis le corps de Marcel est inhumé dans le cimetière de Boussay. M. D. Heulin s'avance près de la tombe et lui adresse un salut du plus profond de son cœur. M. Auguste Chéneau, secrétaire de l'Union des Combattants de Boussay, exprime ses meilleures pensées : « C'est le cœur ému, qu'au nom de l'union des combattants, j'adresse devant la dépouille mortelle du lieutenant Marcel Dixneuf, chevalier de la légion d'honneur, un suprême hommage à l'héroïque soldat, un dernier et fraternel adieu au cher camarade que tous appréciaient et aimaient. » Le lieutenant Sautjean a exprimé son admiration pour son camarade.

Aujourd'hui, en 2011, Marcel Dixneuf est toujours dans la mémoire de Boussay. Son nom est inscrit sur le monument aux morts dans le cimetière ainsi que sur une plaque dans l'église de Boussay.

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Le souvenir dans la famille.

Madame Morand, la petite fille d'Emilie, qui nous a prêté les documents, savait que sa grand-mère avait perdu son jeune frère durant la guerre 14-18 mais son père, qui était son filleul, ne l'a pas du tout connu. De plus, sa grand-mère a perdu deux jeunes enfants et ce sont ces deuils qui l'ont beaucoup affectée. C'est récemment qu'elle a découvert dans une vieille boîte en raphia ces lettres que nous avons reçues.
Une autre personne de la famille de Marcel, madame Sourisseau, petite fille d'Emile (frère de Marcel mort en 1919) a aussi été contactée et avait connaissance de cette histoire, mais avec finalement peu de détails. Malgré tout, presque cent ans après sa mort, le souvenir de Marcel Dixneuf existe toujours dans la famille.

Les traces de Marcel aujourd'hui.

La tombe de Marcel et de ses parents n'est plus dans le cimetière de Boussay. Il y a tout de même encore celle d'Emile, son frère, celle de sa belle-sœur, Alphonsine, ainsi que celle de Léon et sa famille. Le nom de Marcel est tout de même gravé sur le monument aux morts de Boussay ainsi que celui d'Emile qui est mort dès 1919 des suites du conflit. Ainsi, Marcel ne fut pas la seule victime de la guerre de cette Première Guerre mondiale : deux des trois fils d'Emile Dixneuf père sont morts à cause de cette guerre. Une famille endeuillée parmi tant d'autres.

Notre travail.

Cent ans plus tard, 24 élèves écrivent biographie de Marcel pour rassembler tous les détails de sa vie et de son parcours et surtout pour que son souvenir ne soit pas conservé que dans une boîte de raphia.

Classe de 4eF du collège Anjou, octobre 2010, mars 2011.


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Rédaction de la biographie : Manon, Sullivan, Thomas B., Amandine, Charlène, Azalaïs, Adem, Pressilia, Marine, Brayan, Guillaume, Maxime, Solène, Thomas H., Jean Eugène, Mathilde, Sébastien, Jérémy, Kevin, Bryan, Léa, Angélique, Quentin.


Réalisation de la carte : Jérémiah et Quentin.

Remerciements :
A madame Anne Morand pour le prêt des documents, l'autorisation de les utiliser et de les publier. Rien n'aurait été possible sans elle.
A madame Chantal Sourisseau, autre membre de la famille de Marcel Dixneuf.

A madame Confiac, principal du collège, pour son soutien sans faille à ce projet.
A mesdames Herjean et Moulay, de l'intendance du collège, pour leur aide administrative toujours aussi utile et efficace.

A Jean-Pierre Chauvin de l'association des Amis de Boussay pour l'envoi de nombreux documents sur le village.
A la commune de Boussay pour les copies des actes d'état civil.

A Marc Barbiéri et Gaël Pavageau du forum Pages 14-18 pour leurs photographies de Boussay.
A Christian Terrasson du forum Pages 14-18 pour sa photographie de la plaque à Tours.
A Nicolas Philippe du forum Pages 14-18 qui a répondu immédiatement à notre de mande de photographies du dossier d'officier de Marcel Dixneuf au SHD de Vincennes.
A Magali Fontan du forum Pages 14-18, pour la mise à disposition du livre d'Henri Evein.

A Albert Hugues, enseignant du service éducatif des Archives départementales de Loire-Atlantique, qui nous a aimablement fait parvenir une copie de la fiche matricule de Marcel Dixneuf et à monsieur le médiateur du patrimoine Didier Besseau pour l'envoi des fiches matricules des deux frères de Marcel.

A toutes les personnes qui ont suivi et encouragé la réalisation de ce travail.

Evidemment aux élèves de 4e F qui, sans l'avoir choisi, ont mené à bien ce projet.

Sources :

Toutes les illustrations, sauf mention contraire, sont propriété de Madame Morand et ne peuvent être réutilisées sans son autorisation.

- Carnet de Marcel Dixneuf.
- Correspondances de Marcel et de Léon Dixneuf.

- SHD, dossier d'officier de Marcel Dixneuf, 5YE 121311.
- AD44, fiche matricule de Marcel Dixneuf, 1R287/0539.
- AD44, recensement de la population, 1901, Boussay, page 23.
- AD44, recensement de la population, 1906, Boussay, page 22.
- AD44, recensement de la population, 1911, Boussay, page 22.
- AD44, recensement de la population, 1921, Boussay, page 20.

- JMO du 66e RI, SHD, 26N657.

- EVEIN Henri, Gloire et mouscaille, éditions Berger-Levrault, Paris, 1933.
- PINEAU Fabien, Historique du 66e RI, Imprimeries Ballot et Garron, Tours, 1919.

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24 mars 2011

IDD 2010-2011 - Séance 19

Séance importante : après la visite aux archives départementales de la Sarthe mardi dernier, il s'agit de permettre à chaque élève de prendre connaissance vraiment de ce dont il dispose pour faire la biographie de la personne sur qui il va travailler. En effet, le travail de copiste aux archives n'est pas propice à l'appropriation de ces informations. Chacun essaie de recopier au mieux les informations, sans en oublier, demandant la signification de certaines abréviations, maladies, ou autres informations militaires.

Afin que la séance marque bien cette prise de connaissance des personnes étudiées, il a été procédé en deux étapes : une première obligeant à relire tout ce qui a été noté, une seconde de partage des informations.

Il s'agissait également de pousser les élèves à ne pas se contenter de la fiche matricule, mais de piquer leur curiosité pour qu'ils demandent à des personnes de leur famille si des souvenirs ont été transmis : souvenirs objets (bien que la question ait déjà été posée), souvenirs moments de vie racontés et conservés dans la mémoire familiale.

Première tape : faire connaissance avec un homme.

Les élèves ont récupéré la fiche matricule soit de leur ancêtre, soit du soldat du canton qui leur a été donné. Ensuite, grâce à la feuille ci-dessous, ils ont d'abord essayé de rédiger une courte présentation afin de pouvoir dire sur qui ils travaillent au reste de la classe.

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Finalement, ils devaient noter les questions qui restaient sans réponses, les éléments qui manquent à leur fiche, qu'ils voudraient avoir. Ainsi, par ce questionnement personnel puis par le moment d'échange, le but est d'essayer, une fois encore, de les pousser à comprendre qu'en fonction des questions posées, il peut être possible de trouver encore d'autres éléments.

Cette première étape a duré plus de 35 minutes, mais a permis également des échanges, de répondre aux questions de vocabulaire, du sens des matricules indiqués, du degré d'instruction...

Seconde étape : présenter cet homme.

Une fois les travaux achevés, chaque élève est venu au tableau pour présenter rapidement l'homme sur lequel il va travailler. Il y a eu systématiquement un moment d'échange entre l'élève et la classe après, certains ayant des questions sur le parcours, le lien de famille... Le cas des hommes de 19 ou 20 ans a été signalé. Ils ont vu eux-mêmes la richesse que peut apporter à une ébauche de biographie un détail qui va permettre de mieux s'en souvenir (une cicatrice sous l'oeil plutôt qu'une longue description vite oubliée d'un visage, une blessure, un détail familial...) ou l'utilisation d'un simple adjectif ou d'une mise en forme originale (ne donner le nom du soldat décédé qu'à la fin).

Tous les élèves sont passés et sont repartis avec de nombreuses questions. Certains vont peut-être en parler en famille, recueillir quelques informations complémentaires. Pour les élèves qui travaillent sur des morts du canton, le livre d'or de Sablé-sur-Sarthe ou d'autres documents viendront enrichir les informations parfois rares des fiches matricules.

Encore des moments riches en perspective :

Dès samedi matin, quelques élèves viendront présenter le travail sur Marcel Dixneuf à l'occasion des portes ouvertes du collège Anjou. Et jeudi prochain, à l'aide de trois biographies, il s'agira de voir comment sortir du simple récit chronologique pour faire une biographie plus riche, plus intense, plus marquante.

B. C.

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22 mars 2011

IDD 2010-2011 - Séance AD72

Le travail sur Marcel Dixneuf est terminé. La biographie sera corrigée et mise en forme jeudi pour une mise en ligne et une présentation publique samedi 26 mars pour les portes ouvertes de l'établissement.

Cette séance exceptionnelle est une transition indispensable entre le travail de biographie sur Marcel Dixneuf et les biographies que devront réaliser les élèves sur un membre de leur famille.

Bilan des recherches personnelles :

Afin que les élèves s'approprient la période, le parcours de ces hommes, y trouvent un objet d'étude plus personnel, il leur est proposé de travailler sur un membre de leur famille. En décembre, ils ont reçu un arbre généalogique qu'ils ont eu à compléter au cours des vacances de Noël.

Le résultat en janvier avait été positif. Depuis, des recherches ont été réalisées pour trouver au moins un ancêtre sarthois afin de permettre aux élèves de faire les recherches nécessaires ensuite aux Archives départementales de la Sarthe lors d'une sortie pédagogique.

Un changement fondamental est intervenu récemment dans cette recherche d'ancêtres sarthois : la mise en ligne des recensements de la population par le site des Archives départementales de la Sarthe. Finies les heures à écrire les lettres aux mairies pour retrouver les traces des hommes ayant pu être mobilisés : cette année, seuls 8 courriers ont été écrits, contre plusieurs dizaines les années passées, avec le club.

Quelques élèves ont trouvé des ancêtres d'autres départements : pour les ancêtres de Vendées et de Mayenne, la demande est faite ; pour le Nord, la fiche mlatricule est déjà arrivée.

Au final, chaque élève, même ceux qui n'ont pas trouvé d'ancêtres en raison des diverses difficultés liées à cette recherche, ont une biographie à réaliser : soit sur un membre de leur famille, soit sur un soldat du canton mort à la guerre.

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Aux Archives départementales de la Sarthe :

Annoncée seulement jeudi dernier pour ménager l'effet de surprise, il n'a pas fallu longtemps pour obtenir toutes les autorisations signées par les familles et la participation financière demandée pour cette sortie pédagogique.

A 13h00, toute la classe est présente pour poser son sac et écouter les dernières consignes avant de prendre la direction du Mans. Consignes reprises à l'arrivée à 13h55 : crayon à papier, ne pas s'appuyer sur les registres, silence et... beaucoup de patience pour lire les fiches !

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Après une heure de travail, la majorité des élèves avait terminé la copie de sa fiche. Une fois la vérification faite, un premier groupe a suivi monsieur Feuvrier qui nous accueillait pour une visite des archives.

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Le second groupe, comprennant tous les autres élèves, a pris la suite une vingtaine de minutes après. Vers 15h55, la salle était rangée et le groupe prêt à partir. Dès jeudi, chaque élève a de quoi commencer à écrire !

Un grand merci à messieurs Sourty et Feuvrier pour leur aide et leur disponibilité sans faille.

B. C.

17 février 2011

IDD 2010-2011 - Séance 16

La biographie collective de Marcel Dixneuf :

Les productions de la semaine dernière ont été décevantes : finalement, voyant qu'il restait encore deux séances, le rythme de travail s'est ralenti. Afin de remédier à ce problème, il a été décidé que le travail devrait finalement être achevé au terme de la troisième séance et non de la quatrième, afin d'utiliser la quatrième pour saisir le texte et l'enrichir de quelques éléments supplémentaires. 1h30 au lieu de 3h00, voilà qui change tout et qui nécessite une meilleure coordination.

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A midi, seuls deux groupes étaient encore en train de recopier les différents brouillons, tous ont donc achevé le premier jet de leur partie de la biographie finale.

Jérémiah en train de coller des gommettes de couleur afin de marquer dans l'espace le parcours de Marcel. Un bon travail mené seul dont il reste à saisir la légende et mettre en ligne.

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Et les recherches personnelles ?

Mardi dernier, les élèves ont saisi leur arbre généalogique en salle informatique afin d'envoyer tous les courriers nécessaires aux mairies pour obtenir les informations manquantes pour retrouver les éventuels hommes mobilisés pendant la Première Guerre mondiale. Les premiers courriers seront rédigés ce week-end et envoyé dès le début de semaine prochaine.

B. C.

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10 février 2011

IDD 2010-2011 - Séance 15

Les huit groupes ont repris le travail. Des aides ont été apportées par des annotations dans ce qui a été fait la semaine dernière, des conseils pour continuer. Les groupes qui travaillent avec le carnet de Marcel pour reconstituer son parcours ayant eu tendance à faire la transcription du carnet, des éléments ont été surlignés afin de les guider.

Léa et Charlène ont préparé un nouveau courrier, pour d'autres descendants de la famille de Marcel dont nous avons obtenu les coordonnées par l'Association des Amis de Boussay.
Jérémiah s'est lancé avec beaucoup d'efficacité dans une autre tache nécessaire : la réalisation d'une carte des lieux importants du parcours de Marcel. Passant de groupe en groupe, il a obtenu des noms de lieux, triés de manière chronologique. Une fois tous les lieux obtenus, le plus difficile est de les retrouver sur une carte, puis de placer une gommette numérotée.


Le travail a nettement plus avancé que la semaine passée. Certains pourront même commencer la saisie la semaine prochaine avant le choix des illustrations.

B. C.

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03 février 2011

IDD 2010-2011 - Séance 14

La dernière étape du travail sur Marcel Dixneuf commence. Les élèves ont choisi avec qui ils veulent travailler et la salle est organisée afin de favoriser ce travail en groupe. Par rapport aux thèmes proposés la semaine dernière, quelques modifications ont été apportées même si la trame reste chronologique :

1. La famille et la jeunesse de Marcel Dixneuf (jusqu'à son service militaire non inclus) : Amandine, Manon, Mathilde
2. Marcel Dixneuf au service militaire (jusqu'au 2 août 1914) : Marine, Azalaïs, Thomas H.
3. Marcel Dixneuf mobilisé (2 août 1914 au 28 décembre 1914) : Kévin, Sébastien, Guillaume
4. Marcel Dixneuf en 1915 (29 décembre 1914 au 13 décembre 1915) : Brayan, Quentin, Adem
5. Marcel Dixneuf en 1916 (13 décembre 1915 au 9 décembre 1916) : Bryan, Jérémy, Thomas B.
6. Marcel Dixneuf en 1917 (9 décembre 1916 au 29 décembre 1917) : Pressilia, Solène, Angélique
7. Marcel Dixneuf en 1918 (29 décembre 1917 au 10 juin 1918) : Maxime, Jean-Eugène, Sullivan
8. Le souvenir de Marcel Dixneuf : Léa et Charlène

Chaque groupe est entré en possession de la même série de documents qui, ajoutés à ce qui avait déjà été trouvé en début de parcours, doit permettre de réaliser une partie complète de la biographie.

- Page du registre matricule ;
- Intégralité du carnet de guerre de Marcel ;
- Extrait du dossier d'officier de Marcel (source : SHD) ;
- Documents d'état civil ;
- Intégralité des lettres de Marcel.

Chaque groupe a commencé son travail en triant ces documents afin de trouver ce qui peut les aider. Les surligneurs ont été ensuite les principaux outils de cette séance.

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La difficulté de lecture a été une fois encore le principal problème : les lettres sont transcrites, mais pas le carnet sur lequel les élèves ont passé du temps ; cependant, le but n'étant pas de retracer son parcours quotidien mais général, ils ont compris que les faits étaient important ainsi que les changements de zone. Et qu'il n'était pas nécessaire de transcrire le carnet ! Ainsi, à partir de leurs premières notes, certains groupes ont commencé à rédiger quelques phrases, première ébauche de la biographie finale.

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Léa et Charlène, qui travaillent sur le souvenir de Marcel, ont commencé par préparer un courrier puis le saisir, à destination de la famille qui nous a confié ces documents sur Marcel Dixneuf. Ensuite, Léa a rédigé une réponse aux commentaires laissés sur le blog.

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La semaine prochaine, les élèves reprendront immédiatement leur travail où ils l'ont laissé, mais avec les premiers conseils et orientations nécessaires à un travail efficace et complet.

B. C.

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