Séance importante : après la visite aux archives départementales de la Sarthe mardi dernier, il s'agit de permettre à chaque élève de prendre connaissance vraiment de ce dont il dispose pour faire la biographie de la personne sur qui il va travailler. En effet, le travail de copiste aux archives n'est pas propice à l'appropriation de ces informations. Chacun essaie de recopier au mieux les informations, sans en oublier, demandant la signification de certaines abréviations, maladies, ou autres informations militaires.

Afin que la séance marque bien cette prise de connaissance des personnes étudiées, il a été procédé en deux étapes : une première obligeant à relire tout ce qui a été noté, une seconde de partage des informations.

Il s'agissait également de pousser les élèves à ne pas se contenter de la fiche matricule, mais de piquer leur curiosité pour qu'ils demandent à des personnes de leur famille si des souvenirs ont été transmis : souvenirs objets (bien que la question ait déjà été posée), souvenirs moments de vie racontés et conservés dans la mémoire familiale.

Première tape : faire connaissance avec un homme.

Les élèves ont récupéré la fiche matricule soit de leur ancêtre, soit du soldat du canton qui leur a été donné. Ensuite, grâce à la feuille ci-dessous, ils ont d'abord essayé de rédiger une courte présentation afin de pouvoir dire sur qui ils travaillent au reste de la classe.

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Finalement, ils devaient noter les questions qui restaient sans réponses, les éléments qui manquent à leur fiche, qu'ils voudraient avoir. Ainsi, par ce questionnement personnel puis par le moment d'échange, le but est d'essayer, une fois encore, de les pousser à comprendre qu'en fonction des questions posées, il peut être possible de trouver encore d'autres éléments.

Cette première étape a duré plus de 35 minutes, mais a permis également des échanges, de répondre aux questions de vocabulaire, du sens des matricules indiqués, du degré d'instruction...

Seconde étape : présenter cet homme.

Une fois les travaux achevés, chaque élève est venu au tableau pour présenter rapidement l'homme sur lequel il va travailler. Il y a eu systématiquement un moment d'échange entre l'élève et la classe après, certains ayant des questions sur le parcours, le lien de famille... Le cas des hommes de 19 ou 20 ans a été signalé. Ils ont vu eux-mêmes la richesse que peut apporter à une ébauche de biographie un détail qui va permettre de mieux s'en souvenir (une cicatrice sous l'oeil plutôt qu'une longue description vite oubliée d'un visage, une blessure, un détail familial...) ou l'utilisation d'un simple adjectif ou d'une mise en forme originale (ne donner le nom du soldat décédé qu'à la fin).

Tous les élèves sont passés et sont repartis avec de nombreuses questions. Certains vont peut-être en parler en famille, recueillir quelques informations complémentaires. Pour les élèves qui travaillent sur des morts du canton, le livre d'or de Sablé-sur-Sarthe ou d'autres documents viendront enrichir les informations parfois rares des fiches matricules.

Encore des moments riches en perspective :

Dès samedi matin, quelques élèves viendront présenter le travail sur Marcel Dixneuf à l'occasion des portes ouvertes du collège Anjou. Et jeudi prochain, à l'aide de trois biographies, il s'agira de voir comment sortir du simple récit chronologique pour faire une biographie plus riche, plus intense, plus marquante.

B. C.