Le club est victime de son succès : nous avons dû éconduire 6 élèves qui demandaient à l'intégrer. Le bouche à oreille continue de fonctionner, hélas, afin de permettre un suivi sérieux des recherches, nous nous sommes fixés une limite à 24 élèves. Les candidats retardataires sont sur liste d'attente, au cas où il y aurait des désistements.

Le rythme est bien pris : les courriers aux mairies commencent à être rédigés et certains sont déjà revenus, les familles sont interrogées très sérieusement. Les arbres généalogiques prennent forme et de nouveaux ancêtres ayant pu participer au conflits sont trouvés. Les séances du mois d'octobre ont exclusivement été utilisées pour permettre aux élèves de faire leurs premières recherches dans les actes d'Etat-civil sur le net. Ce n'est pas si facile : d'abord travailler sur les tables décennales, puis chercher un acte de naissance ou un acte de mariage et voir tout ce qu'ils peuvent nous apprendre. Dans chaque groupe, au moins un élève avait une telle recherchez à faire, cela a permis à plusieurs élèves de voir qu'une fois trouvés certains ancêtres, il devenait possible de se lancer dans la recherche des actes et mener ainsi une enquête riches en informations et tellement ludique.

Nous avons remarqué que les recherches avancent beaucoup plus vite que les années précédentes. A cela deux raisons : nous avons beaucoup insisté sur l'indispensable passage par la mémoire familiale, incontournable début de leurs recherches ; une majorité de familles locales, donc plus aisées à rencontrer. L'Etat civil dans la région est aussi largement numérisé, tout particulièrement en Sarthe et en Mayenne. C'est un atout réel pour permettre aux élèves une découverte rapide des éventuels combattants.

Une autre source a été mise en valeur par la recherche d'une élève : les recensements. Une élève a découvert la naissance de son arrière grand-père en Mayenne en 1899. Après une recherche dans le recensement de 1901, elle a trouvé de nombreuses informations : que le père était décédé entre temps, que son arrière-grand-père avait un frère plus âgé. Et en tapant par curiosité son nom et son prénom dans le fichier des Morts pour la France, elle a découvert qu'il avait été tué en octobre 1918. Autant dire que les autres élèves espéraient avoir des ancêtres mayennais afin d'accéder à cette source !
La dernière semaine avant les vacances, le club a tourné au ralenti : les élèves de troisième étaient en stage d'observation du milieu professionnel. Seuls ceux qui sont trop jeunes pour effectuer ce stage étaient parmi nous.

 

 

Le dernier décompte, au 1er novembre, donne un total de 30 ancêtres trouvés ayant pu ou ayant avec certitude participé au conflit. 12 sont Sarthois.

 

Un cas exceptionnel : grâce à une recherche plus poussée et les souvenirs de famille, une élève a découvert que pas moins de 10 hommes pourraient avoir été mobilisés, soit 5 frères dans chaque cas ; et que deux dans chaque famille ne sont pas revenus. Nous aurons l'occasion de revenir sur le cas de cette famille qui fera l'objet non pas d'une biographie individualisée mais probablement d'une biographie familiale.

BCD.